Presse

Ödland – À NOUS LYON. Octobre 2012

Fondé en 2008, Le groupe Ödland puise son inspiration dans la musique européenne du XIXe siècle, instaurant une esthétique inédite dans le paysage culturel français, bricolée à partir de folklore ancestral, de cordes étranges, de grands espaces scandinaves et d’univers oniriques. Le tout rehaussé par une patte graphique abso- lument fascinante.
En bon monsieur Loyal, son créateur, Lorenzo Papace est auteur, compositeur, pianiste, graphiste, photographe et réalisateur des productions du groupe. À ses côtés, les sœurs Bingöllü : Alizée, chanteuse et comédienne, accompagnée par Léa, violoniste et joueuse de scie musicale. Lorenzo planche actuellement sur le troisième album de l’OPNI (objet pop non identifié) à paraître courant 2013.  » Nous plongeons actuellement dans la musique grecque et orientale. Son état d’avancement est encore embryonnaire, je suis en train de déchiffrer des musiques populaires des années 1920″, commente Lorenzo.
En attendant cette nouvelle livraison, nous ne saurions que trop vous conseiller de découvrir en concert cet univers particulièrement singulier…

ÖDLAND ET SA MUSIQUE DÉLICIEUSEMENT VINTAGE.
Article publié dans le journal Le Progrès le 12 avril 2010

Ödland s’est fédéré autour du piano de Lorenzo Papace. L’univers musical et visuel du groupe acoustique lyonnais est très fertile en surprises. Etrange et bouleversant, il fait référence à «Alice au pays des merveilles» et aux contes scandinaves. D’une voix charmeuse, la chanteuse et comédienne Alizée Bingöllü, nous invite à passer en permanence de l’autre côté du miroir. Elle a le chic pour susurrer des ballades oniriques délicieusement vintage. La bande de copains où sévit une créative émulation vient de la scène des musiques actuelles. Elle bénéficie également des talents de la photographe Isabelle Royet-Journoud, de la violoniste Léa Bingöllü et de la violoncelliste Alice Tahon. Le nouvel album « Ottocento » est un condensé chromatique des différentes facettes de l’imaginaire fantasmagorique du quatuor. Le répertoire est poétique, teinté de mélancolie, de jazz, de folk russe etc. Les cordes apportent une ambiance très particulière, qui réveille tous nos sens.

OTTOCENTO – REVUE DU WEBZINE TEA
(http://whatalovelytea.blogspot.com) 6 avril 2010.

Depuis dix jours, je fais chaque nuit le même rêve. Oh, il s’y passe toujours de différentes péripéties, mais la trame principale reste la même. Je suis au Pays des Merveilles, ni plus ni moins. Et celui de Lewis, s’il vous plaît, celui du XIXème siècle, avec ses pages jaunies et ses jolies illustrations de l’auteur en noir et blanc, pas celui de Tim, d’aujourd’hui, avec ses vedettes américaines et sa technologie 3D. Au XIXème siècle et donc dans mon rêve, il n’y a pas de cinéma, les frères Lumières sont encore des bambins.
Mais j’exagère, tout n’est quand même pas comme chez Lewis Carroll. La grande différence par rapport au livre, c’est qu’il y a cinq nouveaux personnages. Ils s’appellent Alizée et Léa Bingöllü, Lorenzo Papace, Alice Tahon et Isabelle Royet-Journoud.
Ils viennent du 21è siècle aussi, malgré ce que leurs costumes et leur manière de parler pourraient laisser penser, et vivent d’ordinaire à Lyon, quand ils ne se baladent pas dans les rêves. Ensemble, ils forment Ödland, c’est un curieux nom qui suscite l’imaginaire, ont-ils expliqué une fois au Chapelier fou.
Ce sont des musiciens acoustiques. Alizée chante, tantôt en français, tantôt en anglais. Elle a une voix aigüe et plutôt enfantine, qui parfois prend des inflexions inquiétantes. J’aime beaucoup quand Ödland joue. On croirait une boîte à musique améliorée, où violon, violoncelle et piano pourrait s’épanouir à leur guise.
Leurs chansons font surtout référence à Alice au Pays des merveilles. Il y a la Reine de Coeur (The Queen Of Hearts), la Chenille (The Caterpillar) et on peut même boire du thé pendant plus de dix minutes avec le Chapelier fou, le Lièvre de Mars et le Loir (Un Thé Chez Les Fous). J’aime beaucoup le thé.
De temps à autre, le rêve s’échappe de l’univers d’Alice, mais je ne suis jamais perdue tout à fait, puisque Ödland et le XIXème siècle m’accompagnent. Les Lyonnais racontent de drôles d’histoires, comme celle de Mathilde Rossignol, ma préférée, jeune fille piétinée lors d’un bal en 1897, et dansant depuis dans les bras de Gustave le fantôme. Ils aiment aussi beaucoup s’extasier sur les dernières inventions : le Train, la photographie (Halogénures d’Argent), ou encore le télégraphe (De Vienne à Paris). Les cinq membres d’Ödland sont passionnants, on dirait des personnages de livres, ou des magiciens.
Lorenzo, qui est à l’origine du projet et avec qui j’ai déjà pris une tasse de thé dans des rêves antérieurs, m’explique comment ils ont tout fait eux-mêmes. Ils ont enregistré leurs chansons à la maison et en une seule prise à chaque fois, et en acoustique bien sûr, ont fait de (jolies) photographies, Lorenzo s’est occupé du graphisme, et ils ont décidé d’auto produire et distribuer leur premier album, Ottocento. (…)
Le rêve dure plus d’une heure, je voyage dans le temps avec ces cinq joyeux drilles et leur musique, rencontre d’autres étranges personnages et vois de nouveaux paysages. Et puis je me réveille, et rappuie sur le bouton.

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